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STAGE POUR COMÉDIEN(NE)S PROFESSIONNEL(LE)S

AUTOUR DE L'OEUVRE DE DIDIER-GEORGES GABILY 

Stage dirigée par 

Jean-François Matignon, metteur en scène 

et Thomas Rousselot, comédien

Renseignements et inscriptions

Emmanuelle Guérin

06 10 44 02 83 

e.guerin@19-10prod.com

ÉVÉNEMENT PASSÉ

- Du 10 au 19 octobre 2016

la FabricA, Avignon

VIOLENCES : un fait divers et du théâtre, tel que DGG l’envisageait : « On s’est remis à espérer, un peu, du théâtre. Le théâtre est affaire de ravissements. Et d’exhumation… On cherche parmi les ossements, les lambeaux… Archéologie des antiques et aussi des modernes. » Tentative de reconstitution avec l’acteur au centre, « une déclaration de jeu, une déclaration de Je, ensemble. » 

Reconstitution du fait divers et archéologie théâtrale : on touche là au rivage de la tragédie. Il aimait ces histoires incroyables comme l’Orestie, ou celle d’Oedipe. La plupart de ses pièces sont soit des prolongements, soit des réécritures d’autres pièces, Chimère et autres bestioles est une réécriture de Dom Juan, TDM 3 du Mépris de Moravia, Gibiers du Temps est un prolongement des Phèdre (Racine, Garnier, Ritsos, Senèque), le second volet de Violences une réécriture des Trois Soeurs de Tchekhov

Comment l’acteur s’inscrit-il dans ce récit théâtral tragique unique, porté par cette langue écrite pour être jouée, cette langue ? Gabily disait qu’il fallait prendre ce texte comme du matériau. Au moment où il l’écrit, il est en révolte contre une certaine tradition de l’écriture contemporaine, celle du théâtre du quotidien… Il veut d’abord affirmer l’enjeu poétique. Il aime l’idée que le spectateur puisse emprunter un autre chemin que le chemin de la compréhension narrative immédiate pour être touché.

Le « théâtre des opérations » : cette métaphore militaire raconte bien le plateau, tel que Didier-Georges Gabily, metteur en scène, l’imaginait. Est-ce la seule manière d’envisager l’espace théâtral pour faire résonner cette langue ? Y réfléchir au « comment dire », cette langue de la profusion, généreuse, athlétique, à la fois émotionnelle et commentaire d’elle-même au moment où elle se dit. 

Jean-François Matignon